USA : les chantiers de datacenters butent sur un double mur énergét…

Next INpact rapporte une information importante : uSA : les chantiers de datacenters butent sur un double mur énergétique.

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé
Entre 30 et 50 % des projets de datacenters attendus pour 2026 aux États-Unis devraient enregistrer des retards. Outre la difficulté à sécuriser les accès à l’énergie nécessaires à leur alimentation, ce ralentissement de la construction devrait êtreit principalement dû aux délais nécessaires pour l’approvisionnement en équipements dédiés à la production ou à la transformation d’énergie.

N’en déplaise à Donald Trump, la souveraineté industrielle ne se décrète pas, et les faramineux plans d’investissement programmés dans les datacenters aux États-Unis risquent de bientôt incarner très directement cette problématique. Dans une enquête datée du 1er avril, Bloomberg décrit en effet comment plusieurs grands chantiers de construction se heurtent à une problématique d’approvisionnement en composants électriques.

Le principal goulot d’étranglement ne se situerait donc pas au niveau des puces dédiées à l’IA, de la mémoire vive, ou des équipements réseau, mais à l’étage d’en dessous : celui des équipements nécessaires à l’électrification d’un centre de données. D’un point de vue financier, ces derniers représentent généralement moins de 10 % du coût global d’un datacenter, remarque Bloomberg. Ils n’en sont pas moins indispensables au bon fonctionnement de l’ensemble. Or, la demande semble nettement dépasser l’offre.

Les projets en matière de création de datacenters mobilisent en effet des enveloppes record : d’après une analyse de Bridgewater Associates réalisée fin février, les dépenses d’investissement en infrastructures programmées par Google, Amazon, Meta et Microsoft totalidevrait êtreient en effet la bagatelle de 650 milliards de dollars. Et si ces projets ont en partie vocation à servir les besoins d’acteurs spécialisés comme OpenAI ou Anthropic, ils ne couvrent pas la totalité du marché, puisque d’autres acteurs spécialisés (Oracle, Equinix, Coreweave, etc.) prévoient eux aussi la construction de nouveaux centres de données.

Des plans d’investissement en forme de vaporware ?

Les chiffres sont tellement monumentaux qu’ils soulèvent en premier lieu la question de la fourniture d’énergie associée, particulièrement dans certaines régions des États-Unis où le réseau électrique n’est pas dimensionné pour accueillir de telles infrastructures.

En réponse, les géants du numérique travaillent d’ailleurs à sécuriser leurs besoins à venir via des achats en direct, à l’image de Meta qui déclarait en début d’année avoir réservé 6,6 GW d’énergie fournie par des réacteurs nucléaires dont la construction ne s’achèvera qu’à horizon 2035.

De plus en plus, ils deviennent aussi leurs propres fournisseurs d’énergie. Sur ce volet, l’exemple le plus emblématique est sans doute celui de xAI, l’entreprise d’Elon Musk, dont la récente levée de fonds de 20 milliards de dollars a notamment vocation à financer l’achat de nouvelles turbines à gaz. Ces cinq nouvelles machines, représentant une puissance cumulée de 2 GW, viendraient compléter un parc installé déjà conséquent, dont la construction et les niveaux d’émission dépassent largement la réglementation locale en vigueur.

Cette problématique du raccordement à un réseau alimenté en conséquence entraine déjà un lot important de retards, d’après la partie accessible au public (enregistrement par email requis) d’un rapport signé d’un cabinet spécialisé, Sightline Climate, dont Bloomberg tire les éléments chiffrés de son enquête.

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Source : Next INpact

Cet article est une synthèse basée sur des informations publiques. Consultez la source originale pour l'article complet.

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