Polymarket, Kalshi… : les États-Unis parient sur l’IA pour détecter…
Selon Next INpact, polymarket, Kalshi… : les États-Unis parient sur l’IA pour détecter les délits d’initiés.
L'IA is the new 42
Alors que les plateformes de paris en ligne sont de plus en plus pointées du doigt pour encourager les délits d’initiés, l’agence de régulation CFTC explique s’appuyer sur l’IA pour les détecter.
L’administration Trump commence à voir s’amonceler les critiques sur la non-régulation des plateformes de paris en ligne comme Polymarket et Kalshi. Elle y répond en mettant en avant son utilisation de l’IA pour la détection de potentiels délits d’initiés.
Début avril, sept membres démocrates du Congrès américain ont écrit à Michael Selig [PDF], le responsable de l’agence de régulation des bourses de commerce (Commodity Futures Trading Commission, CFTC). Ils s’inquiétaient « que les marchés prédictifs en soient venus à ressembler à un « Far West » sans aucune réglementation ».
« De récentes affaires très médiatisées d’allégations de délit d’initié sur des plateformes de marchés prédictifs concernant des actions du gouvernement américain — notamment l’intervention militaire au Venezuela et notre récente attaque contre l’Iran — ont alimenté les inquiétudes quant à l’insuffisance des contrôles exercés par la CFTC sur ces marchés en pleine expansion », ajoutaient-ils.
Deux semaines après, on apprenait l’arrestation d’un soldat états-unien dans le cadre du pari sur la chute de Maduro, qui lui avait permis d’empocher 430 000 dollars sur Polymarket. Mais ce pari est loin d’être le seul qui soulève des questions sur de possibles délits d’initiés.
De cette manière, le New York Times racontait la semaine dernière qu’un petit groupe de 13 personnes a parié un total de 140 000 dollars le 12 juin 2025 sur le fait qu’Israël allait bombarder l’Iran avant la fin de la semaine. Dans la nuit du 12 au 13 juin, Israël lançait une offensive qui déclenchera une guerre de douze jours. Le groupe de parieurs a empoché plus de 600 000 dollars de profit.
11 000 comptes suspicieux détectés par le New York Times
Le journal américain explique avoir repéré plus de 11 000 comptes suspicieux. Ceux-ci correspondent aux comptes qui, soit ont fait des paris risqués gagnants, des mises effectuées au bon moment par des comptes récemment ouverts, ainsi que des paris placés par des utilisateurs qui ne misent que sur quelques thèmes géopolitiques comme ceux-là sans jamais perdre, expliquent-ils, tout en ajoutant qu’en se basant seulement sur les données publiques trouvées sur Polymarket, « il est impossible de déterminer si ces utilisateurs étaient des initiés ayant accès à des informations non publiques ».
En plongeant dans les données, le New York Times a pu remarquer néanmoins que sept utilisateurs ont, par exemple, parié sur l’annonce d’un cessez-le-feu dans la guerre contre l’Iran le 7 avril quelques heures avant l’annonce par Donald Trump sur Truth Social, remportant en tout 1,4 million de dollars.
Les opérations militaires sont particulièrement sujettes à des paris suspects, explique l’association états-unienne Anti-Corruption Data Collective qui a récemment publié un rapport [PDF] sur le sujet. Notamment depuis le début de l’année 2026 :
Face à ces différents éléments, l’administration Trump commence à réagir publiquement. De cette manière, Michael Selig a affirmé à Wired que son agence allait finalement recruter, alors que, comme la plupart des agences états-uniennes depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, elle manque d’effectifs. Et, même si Elon Musk a quitté le DOGE depuis près d’un an, l’IA semble encore la solution apportée.
Les proches d’Elon Musk veulent intégrer de l’IA dans l’informatique de l’État américain
« On a tellement de données », s’exclame-t-il devant nos confrères, « quand on les intègre dans l’IA, on obtient des informations très utiles. Cela peut nous aider à comprendre certaines choses, par exemple où il faudrait mener une enquête, ou quand il faudrait envoyer une assignation à un trader ». L’agence explique, outre le développement d’outils internes, utiliser des outils comme Chainalysis, qui permet de faire des enquêtes sur les transactions de cryptomonnaies.
Michael Selig assure à nos confrères que l’agence est prête à affirmer sa compétence extraterritoriale sur des plateformes qui ne devrait êtreient pas installées aux États-Unis, tout en ajoutant ne l’envisager que dans « des circonstances extrêmes ». « Dans tout litige extraterritorial, notre autorité devrait être contestée, ce qui pourrait également nuire à notre capacité à intenter des poursuites à l’avenir », avoue-t-il, évoquant aussi la possibilité de s’en remettre à une autorité non états-unienne.
Source : Next INpact
Cet article est une synthèse basée sur des informations publiques. Consultez la source originale pour l'article complet.
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