Le flou autour de la notion d’IA : une tactique de greenwashing à p…
D'après les informations rapportées par Next INpact : le flou autour de la notion d’IA : une tactique de greenwashing à part entière ?.
IA trop de pétrole
L’essentiel des affirmations selon lesquelles l’intelligence artificielle permettra de réduire les émissions de CO2 ou de lutter contre l’urgence climatiques ne reposent sur aucune preuve, ou des éléments très faibles. De plus, l’absence de définition précise de ce qu’est l’IA participe directement à minimiser les impacts de la filière, selon un rapport publié ce jour.
Que ce soit pour vendre directement ses produits, ou pour assurer que ses prochaines innovations permettront d’améliorer l’état de la planète, l’industrie de l’intelligence artificielle est très forte en marketing. C’est du moins l’une des conclusions qu’on peut tirer d’un rapport publié ce 17 février sur le « canular climatique de l’IA ».
Porté par un consortium d’associations environnementales réunissant Beyond Fossil Fuels, Climate Action against Disinformation, Les Amis de la Terre, Stand.earth, Green Screen Coalition et Green Web Foundation, le document se penche en une trentaine de pages sur les affirmations de l’industrie de l’IA en matière d’impacts environnementaux. En tête de ses constats : trois messages sur quatre affirmant que l’IA servira d’une manière ou une autre le climat ne reposent sur aucune preuve. Lorsqu’elles sont présentes, ces dernières sont généralement fragiles.
Microsoft parle de réparer le climat, mais vend ses IA au secteur des énergies fossiles
L’affirmation selon laquelle l’IA permettra une réduction globale des émissions de dioxyde de carbone (CO₂) joue généralement sur le flou de la définition de l’intelligence artificielle : sur 154 affirmations de bénéfices climatiques étudiées, le rapport constate que 97 % concernent des systèmes « traditionnels », c’est-à-dire spécialisés dans des tâches spécifiques. Toutes issues du Microsoft AI & Sustainability Playbook publié en 2023, seulement 4 concernent des modèles d’IA générative accessibles au grand public. « Cette analyse n’a trouvé aucun exemple dans lequel un système génératif grand public comme ChatGPT, Gemini ou Copilot menaient à des niveaux vérifiables et substantiels de réductions des émissions », indique l’étude.
L’IA générative, ou l’abandon des objectifs d’émission de CO2
La promesse que le développement de l’IA permettra d’obtenir une réduction drastique des émissions de CO₂ se retrouve dans des travaux variés, que ce soit le rapport « Énergie et IA » de l’agence internationale de l’énergie, ou diverses publications dans le média scientifique Nature, par exemple signées par l’économiste britannique Nicholas Stern ou par la directrice des sciences durables et de l’innovation de Microsoft.
Il reste 70% de l'article à découvrir.Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
Source : Next INpact
Cet article est une synthèse basée sur des informations publiques. Consultez la source originale pour l'article complet.
Laisser un commentaire