Amazon rachète Globalstar et vise Starlink sur la téléphonie satellite

Next INpact rapporte une information importante : amazon rachète Globalstar et vise Starlink sur la téléphonie satellite.

Dans l'espace, personne ne vous entend passer des coups de fil
Le suspense n’aura pas duré bien longtemps. Amazon a confirmé l’acquisition de Globalstar, un opérateur de satellites dont la constellation va rejoindre celle d’Amazon Leo. Objectif : aller chercher le leader Starlink, à commencer par la téléphonie.

Fondée en 1991, Globalstar est désormais la propriété d’Amazon, comme le bruit courait depuis quelques semaines. L’opérateur de communication, à la tête d’une mini-constellation d’une vingtaine de satellites, a accepté l’offre du géant du commerce en ligne pour la somme de 11,57 milliards de dollars.

Embouteillage dans l’espace

Les capacités de Globalstar vont s’ajouter à celles d’Amazon Leo qui, depuis le mois d’avril, a envoyé 240 satellites en orbite basse. Un début encourageant, mais insuffisant : en janvier, l’entreprise demandait au régulateur américain des communications (FCC) un délai supplémentaire pour respecter son obligation de 1 600 satellites d’ici le mois de juillet.

Le renfort de Globalstar est donc le bienvenu, mais cela ne suffira pas pour arriver à la cheville de la constellation Starlink qui compte plus de 10 000 satellites. D’autant que la FCC a donné à la filiale de SpaceX en janvier dernier l’autorisation d’en envoyer 7 500 de plus.

Néanmoins, Amazon Leo va pouvoir accélérer le développement de son offre commerciale, dont le lancement est programmé début 2028 avec un service « Direct-to-Device » (D2D).

Amazon Leo veut proposer un service de téléphonie par satellite complet : voix, données et messagerie. Et grâce aux satellites D2D « nouvelle génération », l’entreprise promet une efficacité « nettement supérieure » (débit plus élevé, meilleures performances globales) par rapport aux systèmes traditionnels. 

Direct-to-Cell : mais comment diable un smartphone peut communiquer avec un satellite

Starlink Mobile, fort de ses 650 satellites Direct-to-Cell, permet déjà d’envoyer et de recevoir des messages texte dans des zones non couvertes par un réseau cellulaire. Une offre globale données-voix est dans les tuyaux. Le service est actif dans plusieurs pays, dont les États-Unis, le Canada, l’Australie ou encore l’Ukraine. Des opérateurs européens ont signé avec Starlink, comme Salt en Suisse, mais personne en France. Orange a toutefois lancé Messages Satellite l’an dernier, avec l’opérateur Stylo.

À terme, Amazon Leo a l’ambition de mettre sur orbite « des milliers de satellites » pour prendre en charge « des centaines de millions de terminaux à travers le monde ». En plus des services D2D pour les smartphones, il s’agit aussi de commercialiser un accès à internet par satellite, là encore à l’image de Starlink. 

L’été dernier, l’Arcep donnait à Amazon Leo son feu vert pour le déploiement de son service d’accès à internet en France. Une autorisation qui n’a pas été du goût de la CFE-CGC d’Orange, qui a déposé un recours en annulation auprès du Conseil d’État.

Amazon Leo (Kuiper) : pour la CFE-CGC, l’Arcep n’a pas « pris la mesure de la menace »

Le deuxième volet de l’annonce concerne Apple. Le constructeur de Cupertino a inauguré une fonction d’urgence SOS par satellite avec l’iPhone 14 (2022), qui s’appuie sur le réseau de Globalstar. La même année, le fournisseur précisait à la SEC, le gendarme américain de la Bourse, que 85 % de son infrastructure était réservée à Apple. 

L’entreprise de Cupertino s’était engagée à investir jusqu’à 1,5 milliard de dollars dans Globalstar pour financer l’expansion des services de communication par satellite pour ses produits : iPhone et Apple Watch, depuis l’Ultra 3 lancée l’an dernier. La rumeur a même prêté un temps à Apple la volonté d’acquérir purement et simplement Globalstar.

Il est donc plus que probable qu’au vu de ces investissements et de sa part dans le capital de l’entreprise (20 %), Apple a eu son mot à dire dans l’acquisition de Globalstar par Amazon. Amazon Leo va de ce fait prendre le relais de Globalstar, et travailler avec le créateur de l’iPhone sur de futures fonctions exploitant les capacités de la constellation de satellites.

« Cela garantit que nos utilisateurs continueront d’avoir accès aux fonctionnalités satellites essentielles sur lesquelles ils comptent désormais », se réjouit Greg Joswiak, vice-président du marketing du constructeur. 

Outre Urgence SOS, on peut envisager d’envoyer des informations avec ses contacts d’urgence et des messages à ses amis, de partager sa position dans l’app Localiser, d’obtenir une assistance routière (dans certains pays, pas en France). Ces fonctions sont proposées jusqu’à présent gratuitement par Apple.

Source : Next INpact

Cet article est une synthèse basée sur des informations publiques. Consultez la source originale pour l'article complet.

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