☕️ Quand un robot tondeuse connecté coupe la parole aux appareils L…

D'après les informations rapportées par Next INpact : ☕️ Quand un robot tondeuse connecté coupe la parole aux appareils LoRa en plus de l’herbe.

Le robot tondeuse Mammotion LUBA 2 AWD 5000X dispose d’une connexion 4G, Wi-Fi et Bluetooth, tout en étant bardé de capteurs, notamment avec son « système de positionnement et de navigation NetRTK + Vision IA à double caméra ». Il est vendu plus de 2 000 euros.

Il exploite donc le système RTK (Real Time Kinematic) qui, rappelle l’ANFR, « améliore la précision des signaux GNSS (GPS, Galileo…) grâce à une base fixe transmettant des corrections au centimètre près, utile pour éviter que le robot ne déborde chez le voisin ou sur la route ». Cette coupe au centimètre a des conséquences inattendues : des brouillages un peu partout en France.

Un Mammotion LUBA 2 AWD 5000X

La base RTK du robot utilise en effet la bande de fréquence 863–870 MHz, également utilisée par le réseau bas-débit LoRa. Jusque-là, rien d’exceptionnel car cette bande est « libre » : elle peut être utilisée sans licence, contrairement aux fréquences de la téléphonie mobile par exemple. Mais attention, libre cela ne veut pas dire que c’est le « far ouest » et que tout le monde fait ce qu’il veut.

On vous explique les protocoles pour les objets connectés : Zigbee, Z-Wave, EnOcean, DIO…

Les fabricants doivent en effet respecter des conditions techniques strictes sur la puissance et le temps d’émission, par exemple. Selon la décision 2023 – 1412 de l’Arcep et le tableau national de répartition des bandes de fréquences (TNRBF, pdf de 314 pages), le temps d’émission est limité à 1 %. Problème, le module RTK de la tondeuse était bien loin de cette limite et « était décidément beaucoup trop bavard : il émettait dans la bande 868–868,6 MHz près de 40 % du temps ».

Ce robot tondeuse n’était pas un cas isolé : « plus de 120 plaintes concernant le réseau LoRa ont pu être traitées entre 2024 et 2025, rendant indispensable une solution durable ». Le distributeur français de la tondeuse a déployé une mise à jour logicielle afin de réduire l’occupation excessive de la bande, « mais ces ajustements apparaissaient insuffisants ».

L’Agence nationale des fréquences change de braquet. Si la lutte contre les brouillages permet de régler des cas individuels, « la diffusion dans tout le pays d’un appareil produisant des brouillages systématiques relève, elle, de la procédure de surveillance du marché, afin d’éliminer le trouble à sa source ». Une nouvelle procédure est enclenchée.

Un robot est prélevé chez un revendeur et analysé. Sans surprise, « l’appareil ne respectait toujours pas les obligations de mise sur le marché, notamment les conditions techniques d’utilisation de la bande 863–870 MHz ». Le responsable des produits, Shenzhen Mammotion Innovation Co, est alors contacté et une mise à jour du firmware est déployée – la V1.14.1.2 – et diffusée automatiquement. L’ANFR confirme que le souci est réglé.

« Sans mise à jour, l’appareil peut continuer à émettre de manière non conforme, exposant l’utilisateur au risque de brouillage et aux sanctions du Code des postes et communications électroniques — c’est-à-dire jusqu’à 30 000 € d’amende et 6 mois d’emprisonnement », rappelle enfin l’ANFR.

Source : Next INpact

Cet article est une synthèse basée sur des informations publiques. Consultez la source originale pour l'article complet.

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